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Pollution de votre eau du robinet

Par Karine Bioetbienetre

L'eau du robinet est potable, selon les autorités, malgré parfois des teneurs en nitrates, pesticides, médicaments, molécules radioactives la rendant impropre à la consommation.

Eau du robinet : Une eau polluée ?

Il a été révélé que des taux inquiétants d'aluminium, nitrates, pesticides, résidus de médicaments, résidus nucléaires (comme le radon, dont les rapports ne font nullement mention) sont présents dans l'eau du robinet de certains départements.


8 français sur 10 ont confiance en l'eau du robinet. Ils ne savent pas...

A quoi servent donc les "taux limite de qualité" et les "références de qualité" indiqués sur les bulletins d'analyse nous indiquant que notre eau est "potable" ?
Quels sont les risques liés à une exposition plus ou moins prolongée à ces composés chimiques, voire radioactifs ?

Référence de qualité = indique un taux de présence de certaines substances dans l'eau préférable de ne pas dépasser, pour assurer une bonne qualité de l'eau. Parfois estimé trop largement selon les scientifiques, son dépassement n'ordonne aucune mesure de prévention vis à vis de la population.
Limite de qualité =indique un taux de substances contenu dans l'eau, à ne pas dépasser. Il s'agit d'une limite légale à respecter. Malgré tout, son dépassement n'ordonne aucune mesure préventive à l'égard des citoyens (dont les femmes enceintes, les nourissons et jeunes enfants)


L'ALUMINIUM :

Référence de qualité : 200 µg (microgrammes) par litre
Pas de limite de qualité.

 

Pourquoi l'eau du robinet en est-elle polluée ?
De l'aluminium est ajouté dans notre eau pour la rendre plus limpide. Et parfois en trop grande quantité (11 fois au-dessus de la norme).
=> L'eau reste malgré tout "conforme" à la consommation.
C'est là que commence un savant jeu de mots entre "références et limites" de qualité. Honteux, selon mon avis.
En clair, les taux peuvent être explosés puisqu'il n'y a pas de limites ! Et on veut nous faire entendre qu'il n'y pas de risque sanitaire direct...

Selon les scientifiques, le risque est pourtant réel, pas immédiat, mais réel : maladie d'Alzheimer.
L'aluminium se fixe dans le cerveau, et se dépose jour après jour dans notre organisme.
Au-dessus de 100 µg (microgrammes) par litre, vous doublez les risque d'incidence de la maladie d'Alzheimer.
Certaines communes en mesurent 2320 µg/litre !!!

A savoir : 100µg/ litre, c'est seulement la moitié de la norme actuelle.
Une norme mal estimée ?

L'AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) ne juge toujours pas utile de diminuer la référence de qualité actuelle de 200 µg/litre.

 

Pourtant d'autres alternatives existent au sel d'aluminium
Le chlorure de ferrique, totalement inoffensif pour l'être humain. Pas plus complexe à utiliser, ni plus coûteux. Le chlorure ferrique peut juste parfois donner une couleur à l'eau.

Le changement des installations à un coût économique, à ce jour, non perçu comme étant une priorité.
La ville de Paris profite de ce procédé.


NITRATES ET PESTICIDES

Limite légale de qualité de l'eau en teneur en pesticides : 0.1µg/litre (microgrammes)
Limite légale de qualité de l'eau en teneur en nitrate : 50 mg/litre (milligrames)

 

Pourquoi l'eau du robinet en est-elle polluée ?
Par la grande utilisation de pesticides et nitrates en agriculture industrielle intensive (une raison de plus pour préférer une alimentation issue de l'agriculture biologique). Les agriculteurs concernés ne veulent pas se priver de leur utilisation par crainte de pénaliser la rentabilité de leurs cultures, et donc leurs revenus.
Pourtant l'alternatie de l'agriculture biologique existe bel et bien.


Lorsque l'eau est rendue non potable :

- L'AFSSA émet alors une recommandation de non-consommation de ces eaux rendues non potables par les femmes enceintes, les nourissons, et enfants de - de 10 kg, mais n'informe pas la population de ces dépassements.
- La DDASS (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales) a l'obligation d'informer les maires de ces dépassements, mais pas la population.

Ce sont les maires, les préfets, nos responsables qui en sont chargés.

Mais ils ne le font pas toujours. Pourtant il s'agit d'une limite légale de qualité.

 

Dans certains département, face à l'ampleur de ce désastre, certaines autorités sanitaires locales (Ddass) réagissent.
Quand l'eau n'est pas potable, certaines Ddass font pression sur les communes en les empêchant de construire de nouveaux logements, afin de ne pas exposer d'avantage de population aux risques liés à cette consommation.

Dans d'autres communes, les maires informent et protègent les femmes enceintes et leurs nourissons en leurs fournissant des bouteilles d'eau  potable (1l/jour).

 

Pourquoi certains maires ne sont pas inquiétés ?

Grâce aux dérogations délivrée par la Préfecture. Des Maires obtiennent le droit de donner à la population de leur commune, une eau qui dépasse les normes en pesticides et en nitrate, sous la mention "eau d'alimentation conforme par dérogation "

En échange, les Maires des communes s'engagent à réaliser des travaux pour régler le problème de qualité de l'eau. 

Problème : ces dérogations peuvent aller jusqu'à 9 ans ("justifiées" par la lenteur à faire réaliser les dits-travaux).
Et pendant tout ce temps, aucune restriction d'usage n'est donnée à la population.

Une eau peut avoir un beau goût, mais être chargée en pesticides, nitrates, et en bactéries.

Quelles sont les risques pour votre santé ?
Nitrate : Les bébés sont les plus exposés : empêchement d'oxygénation de son organisme.
Selon les scientifiques, il y a une nécessité pour les nourissons d'avoir une eau avec un taux inférieur à 10 mg/litre.
Pesticides : Risque de mauvais développement, trouble neurologique, maladie de Parkinson, problème de reproduction (perturbation endocrinienne), certaines formes de cancer.
 

Comment contrôlés la potabilité de notre eau de robinet ?

Les bulletins d'analyse de l'eau doivent obligatoirement être affichées en Mairie.
Ce sont des données publiques. Si ils ne sont pas affichés, vous êtes en droit de demander leur affichage et de les consulter librement.

 

 

Le RADON :

Dans les écoles, selon les scientifiques, la norme à ne pas dépasser est de 1 000 becquerels (Bq).

C'est un gaz naturel HAUTEMENT RADIOACTIF dégagé par les sols granitiques et présent dans l'eau.
Sa présence souvent (mais pas toujours) mesurée par la Ddass, les résultats des analyses sont cachés au public, car aucune consigne d'ordre sanitaire n'existe.

Ce contrôle n'est pas prévu par la réglementation française, bien qu'on connaisse les risques du radon sur la santé, et que la Commission Européenne le recommande depuis 2001.
Pour détecter sa présence, on peut faire appel à la CRIIRAD - laboratoire indépendant, agrée par l'Etat et spécialisé sur la radioactivité. En 2010, cet organisme a écrit à la Ministre de la Santé afin que la France mette en place une norme sur la présence du radon dans l'eau. On attend la suite...

Risque d'une exposition prolongée :
Lésion dans l'ADN, souvent réparé par le système immunitaire, mais à long terme, et à trop forte dose, cette radiation interne devient irrémédiable et peut endommager nos organes (estomac, rein, foie, moelle osseuse) et causer des cancers 10 ans... à 30 ans après.


Dans une commune du Limousin, un taux de 255 000 Bq/m3 d'eau a été relevé dans un captage d'eau potable.
La limite imposée par les Autorités Européennes (et non française) est de 1 MsV/an.
Pour la commission européenne, il ne faudrait plus boire l'eau au-delà de 1000 Bq/m3
Ont été détectés : Uranium, polonium, radium a des taux supérieurs à 1 mSv
=> Conclusion : "cette eau devrait être interdite à la consommation." selon la CRIIRAD

Comment débarasser notre eau potable du radon ? Ce n'est pas simple.
Il y a des systèmes de brassage, d'aération de l'eau avec de l'air extérieur pour permettre à ce gaz de s'échapper

ou encore, des systèmes de filtration par charbon actif.
Rien n'est fait par les autorités car l'installation de ces systèmes coûte cher.

 


Les résidus de médicaments :

Les français grands consommateurs de médicaments retrouvent depuis quelques années dans leur eau traitée des résidus de médicaments.


Pourquoi ?
Les eaux usées de nos toilettes... (dont celles des hopitaux) sont rejetées directement dans nos fleuves et rivières, sans être traitées.
Nos corps ayant assimilés ces médicaments en rejette une quantité dans les selles et urines.
C'est ainsi que l'on retrouve dans ces eaux : des anti-épileptiques, des anti-dépresseurs, des laxatifs, des anti-douleurs...
Arrivées en station d'épuration (quand il y en a), les eaux qui viennent pourtant d'être traitées comptent encore ces résidus, car les stations ne sont pas équipées pour éliminer ces résidus en particulier.
Quel impact sur notre santé ? Sur l'environnement ? Quelle quantité ingurgitons-nous ?

 

Quels effets sur notre santé ?
On les ignore, pour le moment. Mais on peut imaginer qu'il serait préférable de ne pas mélanger un traitement à la consommation d'une eau qui en est fortement polluée.
Des études sont menées. On retrouve notamment des traces d'hormones féminines (pillule) dans l'eau de la Seine, les poissons mâles étudiés montrent une féminisation. Des études parfois très inquiétantes ont permis de trouver un ovaire qui se développait sur un testicule d'un des poisson étudié !


Quelles solutions face à toutes ces pollutions ?
Remplacer l'aluminium par le chlorure ferrique

Nitrates et pesticides : copier des Pays voisins qui ont opté pour la transformation de surfaces agricoles industrielles situées en amont de sources, rivières et fleuves par des surfaces agricoles biologiques.

Radon : Filtre à charbon

Résidus de médicaments : et si nous faisions une plus large place aux médecines alternatives, arts et soins énergétiques, et au développement personnel... Nous supprimerions très certainement bon nombre d'anti-dépresseur, anti-douleur, et réduirions nos risques d'avaler les médicaments prescrits aux autres.
Quand la place belle sera-t-elle faite à ces professionnels qui travaillent avec nous à notre mieux être ?

 

Source : "Du poison dans l'eau du robinet"  à voir absolument
Sophie Le Gall, la réalisatrice de ce documentaire d’investigation a parcouru la France pour recueillir les preuves de la contamination et interpeller les autorités. Avec la participation de France Télévisions...

 

 

Pour aller plus loin : 
> Découvrez le Résultat du contrôle sanitaire de la qualité de l'eau potable de votre commune.
> Rechercher un spécaliste de l'installation de Filtre pour l'eau du robinet, ou les systèmes de purification de l'eau à installer vous-même

 

Aujourd'hui on peut constaté que les conclusions sanitaires faites sur la conformité de l'eau sont plus compréhensibles par le public. C'est ainsi qu'on peut lire "eau non conforme aux limites de qualité", voir l'analyse de l'eau de la ville d'Abancourt dans l'Oise (60). Y-a-t-il eut des mesures d'information envers la population ? 

Même question pour l'analyse du 12/12/12, réalisée sur la commune de Ecos dans l'Eure (27), du plomb a été détecté.
Une liste de définition est disponible sur le site du Ministère de la Santé.

 

Article à lire également :
La France Agricole.fr : Pesticides - les médecins du Limousin pointent les risques sanitaires et misent sur l'alternatives aux pesticides

Pourquoi bannir l'aluminium de nos cuisines ?

Gare aux barquettes alimentaires

Le Danger des emballages en plastique

Aluminium et cancer

 

 

Commentaires (1)

Le 24 mai 2014 à 16:16:06

Par dandamien

Oui, l'eau c'est fondamental pour votre santé!
Mais il ne faut pas se tromper avec les discours
marketing!!!

Bonne continuation!

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